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lundi 26 janvier 2009

ON NOUS CACHE TOUT!

SALAUDS DE TRAÎTRES! (suite)


Vous en avez peut-être entendu parler sous la forme d'une courte dépêche rapidement oubliée. Le cas de ce militaire français qui refuse d'aller combattre en Afghanistan sous prétexte qu'il ne veut pas risquer de descendre des « frères musulmans », car ce militaire est musulman. En cherchant un peu on s'aperçoit qu'il n'est pas tout seul, qu'ils seraient une petite dizaine, et si on fouille un peu plus, on se rend compte que ces individus sont nombreux, au point qu'au sein même de l'armée, on commence à avoir un peu les chocottes.

Le militaire dont il est question, serait d'après la dépêche, « renvoyé de l'armée ».

Ceux qui sont un peu habitués à lire ces lignes savent mon affection pour les militaires: je les aime autant que les religieux. Cela dit, je suis un citoyen qui s'efforce de garder un peu de mémoire. Refuser d'aller faire la guerre pour des raisons philosophiques ou plus prosaïquement par trouille de se faire trouer la peau, cela vaut en temps de guerre (et nous sommes en guerre faut-il le rappeler) la cour martiale avec à la clé 12 balles dans la peau.

C'est arrivé à nombre de pauvres types français qui ne voulaient pas aller « casser du boche, du bicot, du négro, etc. » À chaque guerre, les militaires sont vigilants à ne pas laisser les pacifistes et les trouillards « contaminer » la chair à canons, sinon ça serait vraiment trop le bordel!

Alors à chaque fois, de braves types qui n'avaient rien demandé à personne, de pauvres gars qui n'ont pas compris ce qu'ils foutaient là, de courageux pacifistes qui refusent d'aller zigouiller de pauvres types en face qui ne lui ont rien fait et qu'on s'évertue à lui faire croire que ce sont des salopards, sont passés par les armes. Pour le dire autrement: assassinés au nom de l'intérêt supérieur de la nation.

Mais tous ces gars, flingués à 20 ans pour n'avoir pas voulu tirer sur « ceux d'en face », c'étaient des troufions, des appelés, pas des volontaires, pas des militaires de carrière...

Ce qui est à proprement parler sidérant et scandaleux, c'est que des militaires engagés volontaires puissent faire les chochottes et refuser d'aller faire ce pour quoi ils ont signé: flinguer les mecs d'en face. « Non je veux pas y aller, c'est des frères... »

Sous n'importe quelle autre latitude ça s'appelle « intelligence avec l'ennemi » (c'est d'ailleurs la seule fois où on peut mettre le mot « intelligence » à côté de « militaire » sans que ça jure). On appelle ça aussi « haute trahison ». Partout ailleurs « intelligence avec l'ennemi », « haute trahison »: c'est le peloton d'exécution.

Je ne cacherai pas mon trouble. Moi qui suis fermement attaché à l'abolition de la peine de mort, moi qui, à mon petit niveau, ai un peu milité contre la peine de mort, je ne suis pas autrement choqué par cette condamnation de militaires professionnels qui seraient accusés « d'intelligence avec l'ennemi », de « haute trahison ».

Si on y regarde d'un peu près, les militaires ont droit de vie et de mort sur tout le monde (y compris des compatriotes en cas d'insurrection, émeutes, etc.), je ne vois vraiment pas au nom de quoi ils devraient être soustraits aux règles qu'ils sont en charge d'appliquer pour les autres sur tout le territoire de la planète. Cependant je n'irai pas réclamer le peloton d'exécution pour ces connards qui refusent d'aller en Afghanistan au prétexte que « ceux d'en face » sont des frères parce qu'ils sont musulmans comme eux.

La cour martiale serait tout-à-fait justifiée avec à la clé une très lourde peine de prison militaire et à la suite, la révocation à vie de l'armée et la déchéance de la Nationalité française.

Comme ne cesse de le répéter l'armée: elle est au service supérieur de la France, il serait temps qu'elle s'en souvienne, si elle veut qu'on la déteste un peu moins.


samedi 17 janvier 2009

ON VOUS L'A PAS DIT A LA RADIO. A LA TELE NON PLUS. DANS VOS JOURNALS PAS PLUS.



SALAUDS DE TRAÎTRES!


Revenons quelques années en arrière, soixante-dix environ ce qui, au regard de l'Histoire, n'est vraiment pas grand chose.

Dans ces folles années-là, c'était la Crise de 29, puis le Front Populaire, la montée d'Hitler et la suite de sinistre mémoire. S'il y a pourtant quelque chose d'intéressant à cette époque c'est la traitrise d'un certain nombre de hauts responsables socialistes qui sont allés ensuite participer activement à l'avènement de Pétain puis à ses gouvernements.

Par exemple, Marcel Déat. Pas un imbécile: école Normale, journaliste, c'est un intello qui sera même député SFIO (le PS de l'époque) mais en 1933 il se fait virer de la SFIO car ses positions politiques sont trop marquée à droite. Il faut dire qu'il commence à être séduit par les fascistes... En 1941 il fondera le Rassemblement National Populaire (parti d'extrême droite). Ce qu'on note ici c'est « Populaire ». Il va collaborer étroitement au régime de Vichy dont il sera Ministre du Travail.

Autre exemple? Pierre Laval. Pas un con non plus. Issu d'une famille modeste, il obtient une licence en sciences nat' avant de faire du droit et de devenir avocat. Il adhère lui aussi à la SFIO (le PS de l'époque) et défendra comme avocat des syndicalistes. En 1923 il devient maire d'Aubervilliers (son nom est-il encore gravé dans la liste des élus de cette commune?) et le restera jusqu'à la Libération! Mais peu à peu il s'éloigne de la SFIO et se construit un empire commercial basé sur la presse et la radio. En 1940 il se met au service de Pétain, il va collaborer au régime de Vichy. Il a été fusillé le 15 octobre 1945.

Un autre? René Belin. Responsable syndicaliste CGT il devient ministre du Travail de Pétain en 1940 et signe la Loi portant statut des Juifs...

Charles Spinasse lui après avoir été député SFIO, sera même ministre dans le gouvernement du Front Populaire. Mais en 1940 il fait allégeance à Pétain. Exclu de la SFIO pour « félonie », il se fera oublier mais, soutiendra en Corrèze dans les années 60 un p'tit gars qui monte, un certain Jacques Chirac!

Si je vous parle de traitres il y a 70 ans, c'est parce qu'un traitre aujourd'hui parade dans les médias. Il est content de lui, c'est un traitre heureux d'avoir trahi: il vient de devenir ministre, il bouffe dans la main de son nouveau maître créateur de l'union pour un mouvement POPULAIRE (« populaire »:on a déja vu ça plus haut). Il est prêt à tout, et on ne va pas attendre longtemps pour s'en rendre compte.

Les années 30, avec la crise économique de 29 font furieusement penser à aujourd'hui, et ce d'autant plus que la trahison revient à la mode...