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dimanche 19 juillet 2009

SANS COMMENTAIRE

PLUS BELLE LA VIE

LA MARSEILLAISE

Qu'on aime l'hymne national ou qu'on en déteste le texte violent, la Marseillaise est un des symboles de la République Française. La loi punit sévèrement (ici) quiconque porte atteinte à l'hymne national. Porter atteinte à l'hymne national c'est par exemple le siffler lors d'un match de pousseurs de baballes (ici). Ce peut être aussi en modifier les paroles dans un cadre officiel.

Vous avez peut-être regardé le défilé du 14 juillet et entendu l'hymne national chanté devant le chef de l'État. Avez-vous remarqué les paroles qui ont été chantées?

« Ils viennent jusque dans nos bras, égorger nos fils et nos compagnes »...

Sauf que... dans la Marseillaise, il y a une virgule entre « nos fils » - « nos compagnes ». Y'a pas de « ET », vous pouvez vérifier sur la partition originale (ici).

Simple détail me direz-vous... peut-être. Pourtant je ne peux m'empêcher de rapprocher cela d'un autre « ET » remplaçant une virgule dans un texte ô combien célèbre. C'était « le corbeau et le renard ». Mon gamin apprenait à l'école:
« Il ouvre un large bec et laisse tomber sa proie »
qui est un magnifique alexandrin... de 13 pieds. J'avais fait observer à la maîtresse son erreur, vexée elle me rétorqua que c'est elle qui avait raison!

Le texte de la Marseillaise donc a été massacré devant le président de la République, lors d'une cérémonie on ne peut plus officielle puisqu'il s'agissait de la Fête Nationale en présence d'un chef de gouvernement étranger (le premier ministre indien). Pour un tel outrage qu'on peut sans hésitation qualifier de « super-outrage », je propose qu'on pende haut et court le chef de l'État, c'est bien le moins qu'il mérite non? D'autant que le site officiel de la République (ici) donne la bonne version de l'hymne national. 7500€ d'amende c'est vraiment pas assez pour ce président-là!

mercredi 15 juillet 2009

L'ÉCONOMIE C'EST FACILE


POGNON!


Quotidiennement je regarde les cours de la Bourse et souvent je lis les analyses financières. Pourtant je ne possède aucune action et je ne suis pas « attiré » par le fric, mais j'observe que lorsque « les possédants parlent aux possédants », écouter aux portes fait partie des comportements de sécurité. En effet, les riches lorsqu'ils perdent du fric (la crise économique dans laquelle nous sommes entrés c'est ça) cherchent par tous les moyens à en faire supporter la charge aux pauvres. C'est ainsi que ça se passe depuis toujours.

Aux USA ce sont les expulsions massives de pauvres gens auxquels on avait omis d'expliquer qu'ils avaient contracté un prêt à taux variable pour acheter leur bicoque, et qui lorsque ces taux se sont mis à grimper n'ont plus pu rembourser... Partout ce sont les licenciements, les faillites d'entreprises et les menaces qui pèsent sur les banques.

Les banques peuvent bien crever, je ne serai pas vraiment triste, sauf... évidemment qu'elle feront immédiatement payer les pots cassés aux moins riches c'est-à-dire aux « pauvres-cons » qui ne pourront pas « se casser ». Les « pauvres-cons » en question c'est moi, c'est vous et pas les pleins aux as comme Johnny Haliday qui a planqué son pognon en Suisse.

Hier 14 juillet l'Agence Reuter publiait un article fort intéressant (ici) à propos de la prochaine baisse du taux du Livret A de l'écureuil. Nous entrons dans une phase de déflation. Qu'est-ce que ça veut dire? Simplement que votre billet de 20€ vous permet d'acheter plus demain qu'aujourd'hui parce que les prix baissent.

Voici ce que disent Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse pour Reuter:

« De 4% en août 2008, le taux du livret détenu par plus de 40 millions de Français a été abaissé à 2,5% en février puis à 1,75% en mai et l'application de la règle fixant son évolution devrait le voir passer sous le seuil psychologique de 1%.
Fin juin, le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer - qui doit arrêter mercredi sa recommandation et la transmettre au gouvernement dans les jours suivants - avait toutefois évoqué, comme une mise en garde, les "facteurs psychologiques" qui accompagneraient une baisse trop marquée.
En mai, date de la dernière baisse, un désamour pour le livret A et le livret de développement durable (ex-Codevi) a déjà été constaté, avec une décollecte de 1,6 milliard d'euros malgré l'ouverture de la commercialisation du livret A à l'ensemble des banques le 1er janvier 2009.
Le cabinet de conseil Seeds Finance prévoit que le taux du livret A sera ramené à 1% au 1er août, l'application de la formule de calcul liée à l'inflation et aux taux monétaires étant limitée "pour ne pas inquiéter les épargnants".
"Mais le gouvernement pourrait opter pour un nouveau coup de pouce", soulignait-il dans une note fin juin.
Au moment de prendre sa décision, la ministre de l'Économie, Christine Lagarde, aura sous les yeux l'indice des prix à la consommation de juin, qui sera publié jeudi par l'Insee et pour lequel 21 économistes interrogés par Reuters attendent en moyenne un repli de 0,5% sur un an.
En mai, l'inflation négative de 0,3% sur 12 mois constatée par l'Insee avait déjà constitué une première depuis 1957. (...) »

1,6 milliard d'euros ont été retirés des Livrets A lors de la baisse de son taux en mai dernier. En toute bonne logique, il suffirait de rehausser de 1 ou 2 points le taux du Livret A pour que les épargnants y remettent leurs économies. Ce n'est pas la solution choisie par notre super-économiste-Président: il va éditer un emprunt national qui va coûter beaucoup plus cher à la Nation et dont 82% des français selon un récent sondage, ne veulent pas!

Rappelons que le rôle du Livret A est la collecte de l'épargne populaire pour financer les investissements publics, exactement la destination de l'emprunt-Sarkozy!

En période de déflation, puisque le pognon aujourd'hui vaut plus qu'hier et bien moins que demain, puisque les banques sont fragilisées par la crise et qu'on constate des faillites bancaires un peu partout dans le monde, puisque vous n'avez pas la certitude absolue de pouvoir retirer vos maigres économies quand vous en aurez besoin, pourquoi ne pas retirer vos économies de la banque DÈS MAINTENANT ?

Toutes vos économies! Vous trouverez bien facilement un endroit pour planquer chez vous vos quelques billets de 100€ voire 500€ dans un endroit que vous seul connaitrez. Sans rien faire d'autre que d'attendre tranquillement, chacun de vos billets vous permettra d'acheter plus demain sans travailler plus aujourd'hui. La preuve par la finance que « travailler plus pour gagner plus » est d'une insondable connerie.

samedi 11 juillet 2009

ZOZO EST ARRIVÉ!


JEAN-PIERRE JOUYET: C'EST QUI CE GAZIER?


Ce mec, qui était encore fin 2008, « Secrétaire d'état chargé des affaires européennes », mais qui fut aussi entre 1997 et 2000 directeur adjoint du Cabinet de Lionel Jospin, a été un pote de promo de l'ENA de « Ségolène-et-François ». Y'a pas à dire ce mec c'est vraiment la classe américaine ! (cf « le grand détournement » ici et la vidéo ci-dessous).

C'est dire si notre ami Jean-Pierre est un extrémiste anarco-socialo-terroriste. Vachement dangereux le mec.

La vie privée des gens, personnellement, je m'en balance. Sans chercher à connaître celle de Jean-Pierre, on apprend quand même des choses intéressantes. Il est marié (on s'en fout) avec Brigitte Taittinger, elle-même petite fille de Pierre Taittinger qui, selon Wikipédia « en 1924, fonda les Jeunesses patriotes, dans la continuité de la Ligue des patriotes fondée en 1882 par Paul Déroulède. Les Jeunesses Patriotes devinrent, à la fin des années 1920, un des principaux mouvements d'extrême droite, concurrençant l'Action française. En 1935, elles donnent naissance au Parti national et social puis au Parti républicain national et social. Président du conseil municipal de Paris depuis 1937, Pierre Taittinger, fut maintenu à son poste par les autorités d'occupation. Taittinger devient membre de l'Association pour défendre la mémoire du maréchal Pétain après la guerre. » Le grand-père de Brigitte fonda la maison Taittinger, oui c'est ça: le champagne! Y'a pas à dire, notre Jean-Pierre ne s'est pas accoquiné avec n'importe qui, même si Brigitte, bien entendu, n'est pas responsable des agissements passés de son grand-père.

En quittant son secrétariat d'état, Jean-Pierre écrit ceci sur son blog officiel ce que vous pouvez vérifier (ici) :

« J'ai vécu dix-huit mois qui m'auront marqué à jamais. J'ai été comme en apesanteur. Porté par la volonté de faire de notre présidence une réussite. Il y avait, sans doute, un peu d'ambition personnelle, beaucoup le souci de la place de la France en Europe, mais surtout l'envie forte de prouver que l'Europe pouvait être synonyme non d'immobilisme, mais de dynamisme. »

Il avait un peu d'ambition personnelle le chéri! Quelle audace! Relisez ce: « j'ai été comme en apesanteur »... hé t'as fumé quoi Jean-Pierre?

Sorti du gouvernement, son président bien-aimé ne pouvait pas le laisser à la rue, pointant au chômiste, dans la misère de la pauvreté du bas peuple. Alors dans un élan de bienveillance, Nicolas l'a fait Président de l'Autorité des Marchés Financiers, ce que les journalistes un peu feignasses appellent pour faire simple pour le péquin de base comme moi: « le gendarme de la Bourse » (on sent déjà trembler de peur les vilains traders terrorisés).

Bref, il fallait d'abord que je vous le présente un peu le Jean-Pierre parce qu'il a déclaré sur Europe1 il y a 2 jours des trucs de dingue qui devraient au moins déclencher un révolution! Au moins...

Voici ce qu'en rapporte Thierry Lévêque pour l'agence Reuters:

« Le président de l'Autorité des marchés financiers (AMF) Jean-Pierre Jouyet a sermonné jeudi les grands patrons français en leur suggérant davantage de modération et de responsabilité dans les rémunérations, sous la menace de possibles dénonciations publiques. »

« Il a sermonné les grands patrons français » lesquels ont dû serrer les fesses tellement ils ont eu peur du gendarme... Non? Je me trompe? Ah bon.

Il leur a suggéré « davantage de modération et de responsabilité dans les rémunérations ». Là je suis certain que les grands patrons ont eu des vapeurs.

« sous la menace de possibles dénonciations publiques » Jouyet menace les grands patrons avec quoi? Un tazzer? Un tonfa? Un flashball? Une grenade lacrymogène? Une matraque réglementaire? Mais non, bien pire!!! une « possible dénonciation publique ». Quand je vous disais que c'était un truc de dingue la violence du mec! Je serais un délinquant, j'aurais vachement peur d'une si terrible sanction. Dis-donc le Jean-Pierre sous tes airs bonasses, t'es une vraie saloperie de teigne! J'aimerais pas être un grand patron avec un tel gendarme en face de moi.

Voici ce que dit ensuite Thierry Lévêque toujours pour l'agence Reuters:

Il rendait compte sur Europe 1 d'un travail d'enquête sur le sujet, avec comme point de repère le "code de bonne conduite" édicté par le Medef sur ces questions fin 2008.

Ce code n'est pas toujours suivi, a-t-il dit en des termes choisis. "Il y a une bonne application quantitative du code, l'application qualitative reste véritablement à être améliorée (...) Ce que l'AMF souhaite, c'est plus de transparence et de responsabilité dans l'auto-contrôle", a-t-il déclaré.

Jouyet entend écrire aux sociétés en question et signaler les abus au comité des sages du patronat. Au besoin, a-t-il ajouté, l'AMF les dénoncera publiquement. "C'est une possibilité qui reste parce que la publicité est toujours une sanction", a-t-il dit.

Ces déclarations interviennent après la remise d'un rapport parlementaire mardi où des élus de la majorité proposent une loi-cadre sur les rémunérations des grands patrons et notamment ses multiples éléments variables, actions gratuites, stock-options, parachutes dorés, retraites-chapeau.

Jean-Pierre Jouyet a relevé que pour 58 des 60 patrons de grandes sociétés ayant fait l'objet d'un examen de l'AMF, la part de rémunération variable constituait toujours l'essentiel des revenus, sans rapport clair avec la performance.

Il souhaite plus d'action dans la limitation des cumuls entre mandat social et contrat de travail et les "retraites-chapeau" (sommes versées par l'entreprise après le départ du patron et s'ajoutant au régime général).

Il se prononce cependant a priori contre une loi dans l'immédiat. "Je crois que c'est très difficile de légiférer sur tous les aspects de la rémunération. Si le code (de bonne conduite du Medef) est correctement respecté, il n'y a pas besoin de loi", a-t-il dit.

La patronne du Medef Laurence Parisot a rejeté mardi les conclusions des députés et estimé qu'on se trompait de problème. L'opposition socialiste propose l'interdiction des actions gratuites et des stock-options et l'abrogation des allégements fiscaux ayant profité aux hauts revenus.

T'as raison Jean-Pierre, SI le code de bonne conduite du Medef est respecté, y'a pas besoin de loi. C'est bien connu, la Loi c'est bon pour les traîne-savates, les pôv' cons, les moins que rien, bref l'écrasante majorité de la population (excusez-moi j'allais écrire « populace »).

Pour « les grands patrons » ce qui faut c'est:

  • un « code de bonne conduite »,

  • de la « transparence »,

  • de la « responsabilité »

  • de la « modération »,

  • de « l'auto-contrôle ».

Après ça s'il y en a qui doutent de l'efficacité de telles mesures coercitives, ce sont vraiment de mauvais français.